Les Matelots de la Dendre

Les Matelots de la Dendre

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 Les Rendez-vous bourgeois

(Isouard)

 

La scène se passe en 1807, dans un salon d'une propriété de campagne, prés de la forêt de Bondy alors infestée de brigands.

Dugravier vit avec sa fille Reine, sa nièce Louise et deux domestiques, Julie et Bertrand. Celui-ci, un rustaud, aime Julie mais elle lui préfère Jasmin qui sert dans une propriété voisine ; le voici justement qui vient rendre visite à Julie et qui échappe à Bertrand.

Dugravier décide de partir à Paris avec Bertrand, à la nuit tombante, à travers la forêt de Bondy, ce qui terrifie ce dernier ; mais Dugravier a un rendez-vous important avec deux messieurs, désireux de marier leurs fils.

Dugravier parti, Louise confie à Julie qu'elle a un amoureux, Charles, avec lequel elle a un rendez-vous le soir même. Comment présenter la chose à la sérieuse Reine ? En fait celle-ci ne cherche qu'à introduire César, son propre amoureux, avec lequel elle a rendez-vous aussi. Charles, César et Jasmin se cachent, chacun de son côté dans le salon, et les jeunes filles viennent les délivrer. Hélas, Dugravier revient, effrayé d'avoir rencontré desbrigands. Les trois jeunes gens lui font la chasse, puis se présentent en défenseurs, pour mettre en fuite les brigands imaginaires. O surprise, Charles et César sont les fils des Parisiens à la recherche d'une bru que Dugravier devait voir ! Tout s’arrange

 

Tous les morceaux de cette partition aimable et charmante sont à citer, de l'ouverture vive et enlevée, jusqu'au "vaudeville" final. On notera plus spécialement, puisqu’il faut faire un choix, des passages comme la phrase de Julie dans le trio : "Car en amour comme à la guerre, Un peu de ruse est nécessaire" et celle du quintette : "le temps est beau, la route est belle", tout comme le rondo "alla frullana" de Julie.

 

Mais là où Nicolo excelle, c’est dans la romance. Il en est deux, très contrastées, à vanter tout particulièrement. La romance pleine d'innocence virginale de Louise : "Tous les jours, il me regardait" est un chef d'œuvre de candeur et de naïveté. Et l'air de César : "Fortune en ce monde, tu fais trop pour moi" est lui, un autre chef d'œuvre, de bouffonnerie cette fois ; ce fut de César convaincu d'être ce qu'on appelle encore parfois un "tombeur", est décrit façon très amusante.

 

 

D’après Robert Pouvoyeur

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