Les Matelots de la Dendre

Les Matelots de la Dendre

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Le Prince de Madrid

(Lopez)

 

Le Secret de Marco Polo (1959) avec Luis Mariano qui n’était pas au mieux de sa forme, selon Maurice Lehmann, le directeur du Châtelet, fut pour celui-ci une relative déception. Apparemment, les frais engagés furent difficilement amortis malgré 368 représentations. Il est évident qu’à ce moment, pour Maurice Lehmann, Francis Lopez et Luis Mariano représentaient le symbole d’un style d’opérette à grand spectacle qu’il fallait repenser.

    D’ailleurs, avec La Polka des Lampions et Monsieur Carnaval, l’avisé directeur avait su ensuite, sans effaroucher sa clientèle traditionnelle, attirer un nouveau public. Mais, à la fin des représentations de ce dernier ouvrage, fatigué, il cédait son fauteuil directorial à Maurice Lamy.

    Aussitôt, Maurice Lamy en revint à une programmation traditionnelle, faisant appel à Francis Lopez et Luis Mariano.

Le Prince de Madrid, créé le 14 mars 1967, avait certes bien des atouts pour plaire : un Luis Mariano chantant et ferraillant à souhait, entouré d'une distribution de fort belle allure, comprenant Janine Ervil, Maria Murano, Eliane Varon, Maurice Baquet, Lucien Lupi et Jean-Louis Simon. L'ensemble était complété par des décors et ses costumes somptueux.

On ne trouvait peut-être pas dans la partition de Francis Lopez l'inspiration qui caractérisait la plupart de ses ouvrages précédents, mais certains airs et duos étaient fort bien venus. D'autant que, pour une fois, ils s'intégraient assez bien à une histoire fertile en rebondissements, due au talent de Raymond Vincy, qui signait là son dernier livret d'opérette. Il devait en effet disparaître l'année suivante...

    Le Prince de Madrid se joue 553 fois sur la scène du Châtelet. Un succès donc. Mais qui masqua pour un temps seulement l’analyse lucide de Maurice Lehmann.

    Les historiens placent entre 1776 et 1793 la période heureuse de la vie de Francisco Goya. Il est alors nommé peintre du Roi et signe de nombreux portraits de la famille royale. Il s'introduit de plus en plus dans la Haute Société. Il vit dans l'aisance. Sa renommée grandit.

    C'est à partir de 1792 que les malheurs s'abattent sur lui. Il devient sourd. À la fin du siècle, la duchesse d'Albe, qui est sans doute la femme que le peintre a le plus aimé, meurt en pleine jeunesse…

L'argument

Acte I

    Un soir de 1787, une maison de danse des environs de Madrid. Parmi la clientèle, le peintre Francisco Goya et le fameux matamor Costillarès qui ne s'aiment guère, des rivalités amoureuses les opposant souvent.

    La jolie Florecita, accompagnée de sa tante, vient à la maison de danse rejoindre Costillares auquel elle a été - un peu malgré elle - fiancée. Elle a apporté quelques petits tableaux qu'elle s'est amusée à peindre tandis que Paquito, un sympathique coquin, se fait passer pour Goya. Découvrant la supercherie, ce dernier garde l'incognito et promet à la jeune fille de montrer ses œuvres à Goya. Il lui donne rendez-vous dans l'atelier du peintre.

    Nous faisons connaissance de la duchesse d'Albe qui, ayant remarqué Goya, l'invite, bien qu'il soit roturier, à un grand bal. C'est là, en ouvrant le bal avec lui, qu'elle le nommera pour un soir "Prince de Madrid".

    Quelques jours plus tard, à l'atelier de Goya, Florecita comprend sa méprise. Elle est bientôt rejointe par Costillarès : dispute, rupture des fiançailles et promesse de vengeance... Florecita et Goya se sentent très attirés l'un par l'autre...

Acte II

    Pendant ce temps, une conspiration se trame contre Goya. Elle est dirigée par Manuel Godoy, le capitaine des Gardes, qui est jaloux de l'intérêt de la duchesse pour le peintre. Costillarès en fait partie. Attaqué par des sbires, Goya finit par être fait prisonnier, malgré l'aide du matador, dans le fond pas si mauvais diable que ça. Le prisonnier est conduit devant l'Inquisition et accusé d'avoir peint la duchesse dans une tenue plus que légère...

    Florecita supplie la duchesse d'intervenir ; celle-ci, jalouse, refuse d'abord, mais finit par accepter de faire libérer le peintre. Goya pourra filer le parfait amour avec Florecita.

Avec l'autorisation de l'Anao

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