Les Matelots de la Dendre

Les Matelots de la Dendre

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La Belle Hélène

(Offenbach)

 

L'acte premier est sous-titré : l'Oracle. Nous sommes à Sparte, sur une place publique avec, au fond, le temple de Jupiter. Au lever de rideau, des hommes et des femmes présentent leurs offrandes, inclinés devant le temple (Chœur "Vers tes autels, Jupin, nous accourons joyeux"). Sa porte s'ouvre : suivi de Philocome, son serviteur, paraît Calchas, le grand augure qui cache mal son mécontentement devant ces offrandes, se rappelant avec nostalgie l'ancien temps des troupeaux de bœufs et de moutons. Cependant, tous les dieux ne sont pas ainsi abandonnés : le culte de Vénus connaît actuellement une vogue sans pareille ; on apprend que, grâce au berger Pâris, Vénus a battu Junon et Pallas dans le concours du Mont Ida. Une rude journée attend Calchas ; la fête d'Adonis se prépare et son tonnerre va lui être utile : "Il n'y a pas d'oracle sans tonnerre" . Le forgeron Euthyclès le lui apporte justement ; ce dernier avait été retardé par le bouillant Achille qui lui avait commandé une bottine cuirassée pour son talon. Tous deux disparaissent dans le temple, tandis qu'entrent Hélène, "notre gracieuse souveraine" , accompagnée des pleureuses d'Adonis (Chœur "C'est le devoir des jeunes filles") ; Hélène se lamente sur la mort de l'amour ("Amours divins, ardente flamme"). Pendant ce temps, les pleureuses gravissent les marches du temple où elles sont reçues par Calchas. Hélène souhaite obtenir des explications sur l'affaire du mont Ida : "Est-il vrai que, pour remercier ce berger, Vénus lui ait promis l'amour de la plus belle femme du monde ? ...". Ceci étant bien la vérité, elle se sent une nouvelle fois frappée par la main de la fatalité ( elle est la plus belle femme du monde) et va devoir tromper son mari, le roi Ménélas. Ils sont interrompus par l'arrivée bruyante d'Oreste, entouré de joueuses de flûte, de danseuses, et de deux "cocottes", Parthœnis et Lœna. Ils enveloppent Calchas tandis qu'Hélène s'esquive. Le fils d'Agamemnon, venu simplement présenter le grand augure à ses deux amies ("Au cabaret du Labyrinthe"), apprend la nouvelle de la fête d'Adonis, présidée par sa tante Hélène. Après avoir essayé d'entrer dans le temple, puis avoir vertement critiqué les institutions, ils s'éloignent en chantant. Le sacrifice peut enfin se dérouler, ayant été interrompu par Hélène, puis Oreste. Mais voici Pâris, rejoint peu après par une colombe apportant la lettre de Cythère. Agacé, puis intrigué, Calchas lit la lettre lui ordonnant d'aider ce faux berger. En échange de cette aide, Calchas le prie de lui donner un "léger aperçu" du concours du Mont Ida ("Au Mont Ida, trois déeeses"). Hélène sort du temple ; frappée par la beauté du jeune homme, elle est toublée comme s'il allait se passer quelque chose de fatal. Après l'avoir questionné, elle part se préparer pour la fête. Le grand cortège d'Agamemnon envahit la scène : le roi des rois est escorté des autres monarques qui se présentent successivement : les deux Ajax, le bouillant Achille, Ménélas... Cette journée est consacrée aux choses de l'intelligence : le concours comprend trois épreuves (une charade, un Fcalembour et des bouts-rimés) dont il s'avère rapidement que seul le berger Pâris est capable de les élucider. Hélène comprend enfin qu'il n'est autre que le fils du roi Priam. Ce prince troyen, non content de ce succès, demande à son complice Calchas, d'éloigner Ménélas. Un formidable coup de tonnerre annonce à la terre que Jupiter va parler à travers le grand augure : Ménélas devra aller passer un mois dans les montagnes de la Crète.

L'acte deuxième est consacré au jeu de l'oie, au milieu d'une salle, dans les appartements particuliers de la reine. Hélène s'habille pour le souper, aidé de Bacchis, sa suivante. On entend au loin les rois, dans la galerie de Bacchus. Pour résister aux charmes de Pâris, elle choisit une robe, claquemurant sa grâce et sa beauté. Le prince va entrer. Avant de le recevoir, elle se recueille devant un "tableau de famille" ("Dis-moi, Venus, quel plaisir trouves-tu à faire ainsi cascader la vertu ? "). Aux avances de Pâris, Hélène répond par un refus formel. Déçu mais confiant, il se retire, promettant d'user de la ruse. Les rois prennent possession de la salle pour le jeu. Calchas gagne en trichant et se voit poursuivi par tous. Hélène reste seule, rejoint par Calchas qui, finalement, a rendu la moitié de ses gains. La nuit tombe ; la reine est lasse, contrariée d'avoir rejeté celui qu'elle aime malgré tout. Elle demande un songe bienfaisant à Calchas, un rêve qui lui ferait voir ce Pâris, "ce Pâris que je fuis, ce Pâris que j'adore". A cet instant, paraît un esclave qui n'est autre que ce dernier... Calchas le laisse seul avec la reine qui croit être dans un rêve (duo "c'est le ciel qui m'envoie"). Le réveil est quelque peu brutal : Ménélas rentre de Crète. Hélène découvre que cela n'était pas un rêve. Outré, Ménélas appelle les rois et veut savoir la vérité. Légèrement gris, les convives ordonnent à Pâris de filer (chœur "Un vil séducteur nous insulte et nous outrage"), non sans qu'Hélène lui reproche de rentrer sans prévenir (couplets "Un mari sage est en voyage...").

Le dernier acte se passe à Nauplie, au bord de la mer. La scène est animée : les uns jouent, les autres se promènent (chœur "Dansons ! , aimons ! "). Oreste chante son désespoir : Vénus a mis au cœur des femmes de la Grèce un mal qui fait que les maris quittent leur femme et inversement (ronde "Vénus au fond de notre âme"). La conversation s'oriente naturellement sur Hélène qui arrive justement, suivie et harcelée par son mari qui veut l'explication de la phrase : "Oh ! mais alors, ce n'était pas un rêve ? "; agacée, excédée, Hélène lui répond ("Là vrai, je ne suis pas coupable") puis se retire majestueusement en lui lançant : Je vous ferai crier pour la réalité ! Les rois se retournent d'ailleurs contre lui : il est responsable de la colère de la déesse. On lui décrit l'état de la Grèce (trio "Lorsque la Grèce est un champ de carnage"). Refusant de s'immoler, Ménélas a choisi un moyen pour apaiser Vénus : il a fait venir son grand augure. Celui-ci aborde au même moment avec sa galère (chœur "La galère de Cythère") et descend, entouré de petits amours, devant la foule prosternée : "Je suis gai, soyez gai, il le faut, je le veux". Il explique que, pour calmer la déesse, la reine devra effectuer un pélerinage à Cythère où elle sacrifiera de sa main, cent génisses blanches. Ménélas accepte. Hélène paraît : le grand augure de Vénus - on aura reconnu Pâris - lui propose de l'accompagner dans sa galère, lui disant tout bas "Je suis celui qui t'adore, Pâris, le berger naïf". Ne résistant que quelques secondes, encouragée par les rois, elle s'embarque. Pâris se démasque, déchaînant la colère des rois, hélas impuissants.

D'après Philippe Goninet

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Photos de la production de Woluwé-Saint-Pierre (30 et 31 octobre 1999)

Hélène : Jacqueline Grawez ; Pâris : Philippe Pouly ; Ménélas : Jacques Taylès ; Calchas : Marc Grimonprez et ... Philocome : Daniel Leclercq (Webmaster de ce site).

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