Les Matelots de la Dendre

Les Matelots de la Dendre

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Gipsy

(F. Lopez)

Opérette à grand spectacle en deux actes et douze tableaux.

Livret de Claude Dufresne.

Lyrics de Daniel Ringold.

Musique de Francis Lopez avec des airs d'Anja Lopez et sur une orchestration de Paul Bonneau.

 

Vingt-deuxième oeuvre lyrique de Françis LOPEZ, Gipsy, opérette à grand spectacle conçue en deux actes et quatorze tableaux, est donnée en première mondiale le 18 décembre 1971 au Théâtre Municipal du Sébastopol à Lille. D’emblée, le succès est acquis et au rendez-vous à chacune des neuf représentations lilloises. La distribution est de choix. Autour de la jolie et talentueuse mezzo Dominique RIKA (Mariana), merveilleuse et inégalable interprète de l’ardente zingara, évoluent Sylvia PAULE (Flora), Nicole BRIARD (Liane de Pougy), José TODARO (Vano Ballestra), Cyril TCHARENKO (Rodolf de Habsbourg), Maurice BAQUET (Joschka), Edgar DUVIVIER (Johan Strauss Fils), Gérard FOUCHARD (Prince de Galles), Michel HENRI (Conrad), Fernand KINDT (Brenner), Claude CETIN (Mathias)... La mise en scène ingénieuse, fouillée et bien ordonnée est d’Edgar DUVIVIER et la direction musicale est assumée en alternance par les maîtres Alexandre VANDERDONCKT et Paul WOESTIJN.  Après Lille, Gipsy part à la conquête de Paris, sur la scène du Théâtre du Châtelet. Pendant deux années (603 représentations), son succès se maintient et, par après, il en sera encore ainsi sur les scènes provinciales de l’Hexagone et dans les théâtres étrangers d’expression française. Succès qui perdure encore au jour d’aujourd’hui. Gipsy est une des plus belles réussites musicales de LOPEZ et, certes, la dernière malgré les vingt-cinq autres ouvrages écrits par la suite. C’est une opérette plaisante qui narre un bel amour sur fond d’histoire de l’Autriche-Hongrie bouleversée et meurtrie, et au sein de ce peuple tzigane qui va errant par monts et par vaux. Pour la musique, Françis LOPEZ a délaissé, cette fois, les rythmes hispaniques au profit d’airs tziganes endiablés, exaltants, mélodieux et courtisés par le trois quart de la valse Viennoise toujours sensuelle. Sorti des sentiers battus, le compositeur basque s’est réellement surpassé pour coucher sur papier une partition qui permet aux violons de chanter à profusion, comme « le violon infernal du tzigane ».

Argument

"Bohémienne, c’est toi la fleur sauvage

Qu’on rencontre au matin sur un chemin...

"Zingara. Quand son coeur a fait son choix,

L’amour reste sa seule loi..."

 

Sous le règne autoritaire de François-Joseph 1er (1830-1916), Empereur d’Autriche (1848-1916) et Roi de Hongrie (1867-1916), l’action de « Gipsy » se passe à Karlsbad, en Bohème. 1888. Depuis quarante années, François-Joseph 1er règne en despote sur l’Empire austro-hongrois. Et néanmoins, les habitants de Karlsbad, en particulier Brenner, le directeur du Karlsbad-Palace, un luxueux hôtel, s’affairent aux derniers préparatifs de la grande fête destinée à célébrer l’accession au trône de l’Empereur qui sera représenté par son fils, l’Archiduc héritier Rodolf de Habsbourg (1858-1889). Parmi les invités de marque attendus au Karlsbad-Palace, sont déjà arrivés Johann Strauss Fils venu de Vienne pour diriger l’orchestre, et la célèbre courtisane parisienne, Liane de Pougy, accompagnée de sa soubrette Flora. Le Prince de Galles, protecteur momentané de la belle Liane, doit arriver d’un instant à l’autre. Brenner et le Capitaine Conrad, chef de la police locale également fleuriste à ses heures, ont quelque appréhension car Vano Ballestra, surnommé le Tzigane Rouge, est de retour et campe avec sa tribu de tziganes bohémiens dans les environs de Karlsbad. Entièrement voué à la cause de son peuple opprimé qu’il désire soustraire au joug de l’Empereur, Vano n’a qu’un rêve : rendre indépendante la Bohème, sa chère patrie.

 

"Toi, premier amour de ma jeunesse,

Toi, qui m’as donné tant de promesses..."

"Mon Dieu, que j’aime ma Bohème et mes amours.

Mon Dieu, que j’aime ma Bohème de toujours..."

 

Durant une répétition de l’orchestre, le Tzigane Rouge y va d’une irruption dans la salle et fait montre de son talent de violoniste au Roi de la Valse qui, instantanément, l’engage comme soliste. Vano réserve sa réponse. Brenner se montre assez réticent sur le choix de Strauss car il voit en Vano un homme très dangereux pour la personne de l’Archiduc. De son coté, Joschka, l’ami fidèle de Vano, ne perd pas son temps et il file le parfait amour avec Flora. Pour convaincre Vano de participer au concert, Strauss demande à Liane de Pougy de se rendre au campement des tziganes. Sitôt dit sitôt fait. La courtisane s’exécute car elle a un faible pour ce sauvage et joli garçon qui a pris le maquis avec Joschka pour échapper à Wallensdorf, commissaire de la brigade politique de Vienne qui est sous les ordres de François-Joseph.

 

"Mayerling blotti sous les sapins de la forêt.

Mayerling, c’est mon doux abri tendre et secret..."

"Je t’attendrai, oh! mon amour,

Pour faire la route ensemble..."

Au campement, c’est la rencontre de Liane avec Mariana, jeune et charmante bohémienne follement éprise de Vano. En retour, celui-ci a juré fidélité et promis mariage aussitôt son devoir accompli envers son peuple. Mariana considère Liane comme sa rivale. Vano paraît et la messagère de Strauss n’éprouve aucune peine à le convaincre d’honorer l’invitation de l’illustre maestro. Le tzigane révolutionnaire jouera donc du violon devant l’Archiduc. Mariana accuse son fiancé d’avoir cédé aux charmes de la courtisane. En fait, Vano est mandaté par la résistance clandestine bohémienne pour tuer Rodolf et sa participation au concert sera, pour lui, l’occasion de se rendre plus facilement à Karlsbad pour accomplir sa mission.Par erreur, le Capitaine Conrad et ses hommes ont arrêté Joschka croyant qu’il s’agissait de Vano qui, entre-temps, est arrivé à Karlsbad. Il pénètre dans l’appartement de l’Archiduc Rodolf descendu au Karlsbad-Palace. Grande est la surprise du Tzigane Rouge quand il trouve devant lui un Archiduc héritier opposé à la politique de son père et acquis aux idées libérales et à l’indépen dance des peuples de l’Empire austro-hongrois qu’il accordera sitôt monté sur le trône.

 

"Romani! Romani!

Tu poursuis ta route infinie

Et tu vas par tous les chemins..."

"Toi plus que ma vie je t’aime

Je t’aimerai longtemps, longtemps, toujours..."

 

Convaincue que son fiancé est tombé dans un guet-apens, Mariana surgit, révolver au poing, dans la chambre de son Altesse impériale. Pour éviter l’acte irréparable, Vano se place devant Rodolf. Le coup part et l’Archiduc n’est que légèrement blessé. Mariana est rassurée en constatant que son Altesse impériale a pris parti pour le peuple bohémien. Durant le concert où Vano se produit en tant que violon solo, Wallensdorf procède à son arrestation. Le Tzigane Rouge a été dénoncé par Mathias, son rival en amour. Rodolf repart pour Vienne solliciter auprès de son père la grâce de Vano devenu son ami. Grâce à Liane, qui lui a promis de sacrifier sa passion pour Vano, le Prince de Galles consent à intervenir auprès de François-Joseph en faveur du beau tzigane qui recouvre la liberté, après quelques jours de détention.   Au camp des tziganes, Liane vient lui dire adieu avant de repartir vers Paris et ses plaisirs en compagnie de son prince. Enfin, Mariana et Vano vont pouvoir convoler en justes noces. De leur côté, Flora et Joschka en feront de même. Et Rodolf de s’en aller, à trente ans, vers son funeste destin. Pour lui et sa maîtresse, la jolie baronne Maria Vetsera, quelques mois plus tard, ce sera l’affreux et mystérieux drame dans le tristement célèbre pavillon de chasse de Mayerling...

 

« Gipsy! Gipsy! C’est un cri dans tous les pays.

C’est l’appel de la patrie pour les Romanis.

Gipsy! Gipsy! C’est un cri, c’est un chant d’espoir

Qui s’envole dans le soir avec frénésie.

Gipsy, tu t’élances du coeur d’un violon.

Tu mènes la danse au bal de nos moissons.

Gipsy! Gipsy! mélodie chante sous nos toits

Chante la peine et la joie, chante à pleine voix.

Gipsy, c’est une fille à moitié nue.

Gipsy, c’est un garçon qu’elle a connu... »

 

 Jacques Paul

Avec son autorisation

 

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