Les Matelots de la Dendre

Les Matelots de la Dendre

L'opérette

Le répertoire

Les compositeurs

Les artistes

 

L'Auberge du Cheval blanc

(Benatzky)

 

L’action se déroule en 1880, sous le règne de l'Empereur François Joseph Ier. Elle a pour cadre la petite et souriante localité de Saint-Wolfgang sise sur le lac du même nom dans le Salzkammergut, en Haute-Autriche.

 

Le jour s'est levé sur Saint-Wolfgang et le temps est propice à une belle et radieuse journée d'été. A l'Auberge du Cheval Blanc - ImWeissen Ross'l -, sous les ordres du maître d'hôtel Léopold, tout le personnel s'affaire pour accueillir les touristes. Léopold est follement épris de sa patronne Josépha, jeune et jolie veuve, qui demeure indifférente à ses sentiments car elle n'a d'yeux que pour Guy Florès séduisant et brillant avocat parisien qui, chaque année, vient passer ses vacances à Saint Wolfgang. Pour ce client fidèle, Josépha demande à Léopold secondé par le jeune commis Piccolo, de préparer la chambre numéro quatre, la seule avec balcon. Chaque été, cette chambre est destinée à ce cher Maître Guy Florès.

 

Après le départ en diligence d'un groupe de touristes pressés, le bateau qui assume la traversée du lac accoste et Napoléon Bistagne, commerçant à Marseille, ainsi que sa charmante fille Sylvabelle en descendent. Cette année, tous deux ont fui Bandol, "la première plage française en venant de Marseille" comme dit ce volubile méridional. Bistagne souhaite goûter un repos bien mérité dans le calme religieux des montagnes car, momentanément, il a quelques soucis professionnels. Fabricant de combinaisons, il a déposé le brevet d'un modèle : "La combinaison Napoléon se boutonnant par devant". Aussitôt, son concitoyen et concurrent, César Cubisol a déposé aussi son brevet : "La combinaison César se boutonnant par l'arrière". Plainte ayant été déposée par les deux parties adverses, la justice doit trancher. Informé que Florès n'est autre que l'avocat de Cubisol, Léopold prend parti pour Napoléon et sa fille. Sans hésiter et à l'insu de Josépha, il leur donne la fameuse chambre numéro quatre.

A son arrivée, Guy Florès est fort étonné de constater que la chambre habituellement réservée est occupée par des clients inhabituels au Cheval Blanc.

 

Et une discussion éclate entre Josépha, Bistagne et l'avocat qui, apercevant Sylvabelle, flaire la bonne affaire et consent à céder la chambre aux deux touristes marseillais. Mais, quand il apprend que cet avocat marron défend Cubisol, Bistagne refuse d'occuper la chambre numéro quatre. La discussion repart de plus belle. Sylvabelle intervient et finalement tout s'arrange pour le mieux.

 

Avec la complicité de Léopold et de Piccolo, une tendre idylle s'ébauche entre la fille de Bistagne et Maître Florès ; et ce au grand dépit de Josépha. Léopold ne désespère pas de conquérir sa patronne qui le gifle et le congédie lors d'une nouvelle dispute. Après avoir remis son tablier à la jolie veuve, qui décidément ne veut pas de lui ; Léopold fait ses adieux à tout le personnel et, en particulier à Piccolo, à qui il prodigue de précieux conseils pour faire honneur à la corporation des maîtres d'hôtel.

 

Les vacances s'écoulent agréablement pour Sylvabelle et Guy qui ne se quittent plus. Un dépêche télégraphique vient troubler la quiétude de Bistagne. Elle est de Cubisol qui annonce son arrivée prochaine à Saint Wolfgang. Le tonitruant marseillais se rend à la gare pour accueillir cet importun visiteur qui ose venir lui perturber ses vacances. Du tortillard à vapeur, ce n'est pas le Père Cubisol qui descend mais son fils Célestin que Napoléon trouve quelque peu original, prétentieux et aux allures de jeune dandy. Un vrai fils à papa, quoi ! Par le même train, sont arrivés, aussi, le Professeur Hinzelmann et sa fille Clara qui viennent passer des vacances familiales à l'économie. Célestin prend grand soin de Clara et promet de lui donner des leçons de diction pour remédier à cette vilaine manie qu'elle a de zozoter.

 

Une seconde dépêche de son concurrent informe Bistagne qu'il y a un moyen d'aplanir le différend qui l'oppose à ce fabricant du système contraire. C'est l'union entre Sylvabelle et Célestin. Le père, vraiment pas tranquille, demande à Florès de convaincre Sylvabelle. Et le Maître de la Cour promet d'arranger ça… mais à son avantage ; se garde-t-il de dire au Marseillais.

 

Soudain, une nouvelle se répand dans Saint-Wolfgang et fait part de l'arrivée imprévue de l'Empereur François-Joseph qui a décidé de descendre au Cheval Blanc à l'occasion d'une partie de chasse dans la région.

 

Josépha panique et ne sait plus où donner de la tête. Que faire ?

 

Elle supplie Léopold de reprendre ses fonctions. Le maître d'hôtel s'exécute et pose ses conditions à sa patronne très impressionnée.

 

Le conseil municipal et les notables se réunissent pour préparer la cérémonie en l'honneur de l'Empereur. Léopold est désigné pour prononcer le discours de bienvenue.

 

Et la cérémonie commence. Moment bien émouvant pour le maître d'hôtel qui bafouille, dit des sottises et injurie sa patronne qu'il voit à côté de Maître Guy Florès. L'Empereur a, de suite, compris le problème de Léopold qu'il prie de se calmer. Et Léopold s'excuse.

 

Avant qu'il parte pour la chasse, Josépha tend son livre d'or à l'Empereur qui s'empresse de lui donner une leçon de morale.

 

Il prie Josépha de revenir à plus de modestie car Léopold est l'homme qui fera son bonheur. Avec une pensive gravité, le souverain conclut par cette phrase :

"La vie des hommes est toujours moins belle que leurs rêves."

 

Et comme pour toute belle histoire d'amour, l'épilogue est des plus heureux. Plus de procès entre César Cubisol, qui a décidé de renoncer à son brevet pour lancer "la robe de mariée avec ouverture instantanée", et Napoléon Bistagne qui continuera "à boutonner par devant". Bien décidé à partir, Léopold finit par céder aux insistances de Josépha qui a choisi, enfin, de le prendre pour époux. Désormais, Léopold, et lui seul, sera le patron du Cheval Blanc en servant sa chère Josépha avec amour et fidélité. Quant à Guy Florès qui a bien plaidé sa cause auprès de Sylvabelle, il deviendra le gendre de Napoléon Bistagne de "la rue Saint Ferréol à Marseille", comme aime le souligner son futur beau-père. Pour ce qui est de Célestin, après s'être révélé un excellent professeur de diction, il fera, certes, un gentil mari pour la petite Clara. Et en ce qui concerne le Professeur Hinzelmann et Bistagne, un jour viendra où ils seront, sans doute, d'heureux grands pères.

 

A nouveau, au Joyeux Tyrol... Non, en Salzkammergut, la gaieté prend son vol dans la folle ambiance d'une grande kermesse "tyrolienne".

 

 Jacques Paul

 

    Avec son autorisation

Retour à l'index

 


Société royale  "Les Matelots de la Dendre"

7801 ATH – Chaussée de Valenciennes, 195

Contact :  matelots.dendre@gmail.com                                                     068 28 37 62