Les Matelots de la Dendre

Les Matelots de la Dendre

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Les artistes

Véronique

(Messager)

 

L'échec du Chevalier d'Harmental à l'Opéra-Comique (1896) avait été assez mal ressenti par André Messager qui ne se trouvait pas récompensé du soin qu'il avait mis à écrire cet ouvrage :

    " ...sa chute me fut d'autant plus pénible que j'y attachais une grande importance, et pensais avoir donné là toute la mesure de ce que je pouvais faire. J’étais tellement découragé par cet insuccès que je ne voulais plus écrire du tout et tentais de me retirer en Angleterre... "(1).

    Mais, un peu plus d'un an plus tard on lui proposa le manuscrit d'une petite comédie : il fut séduit, et, en trois mois, la pièce était écrite. Elle fut créée aux Bouffes-Parisiens, où pendant plus de 150 représentations, un public de connaisseurs vint applaudir Les P'tites Michu.

    Messager avait retrouvé confiance en lui

L'année suivante, sur des paroles d'Albert Vanloo et Georges Duval, il composait l’un de ses chefs-d’œuvre, Véronique (création, 10 décembre 1898).

    La distribution était remarquable et la postérité nous a gardé le souvenir de ses créateurs, Mariette Sully et Jean Périer. Elle, poupine et de petite taille, correspondait parfaitement aux canons de la beauté tels qu'ils étaient définis en cette fin de siècle ; elle fut une interprète délicate du rôle. Lui, habillé avec goût, s'était composé une tête "à la Musset". Bien en voix, il fit une création remarquable et remarquée.

    Le reste de la troupe était à l'avenant : Anna Tariol-Baugé était une Agathe parfaite, tandis que Léonie Laporte campait une Ermerance inimitable. Un bon point pour le comique Régnard, réjouissant Coquenard et un autre pour Maurice Lamy, Loustot élégant et désinvolte...

    Véronique trottina sur la scène des Bouffes environ 200 fois avant de s'en aller à la conquête d'autres scènes.

La première représentation donnée à l’Opéra-Comique date du 7 février 1925 à l'occasion d'un gala donné au bénéfice des associations d'artistes. Edmée Favart et André Baugé étaient les prestigieux successeurs de Mariette Sully et Jean Périer, tandis qu’Anna Tariol-Baugé - la mère d’André- était toujours de la fête, 26 ans après sa création du rôle d’Agathe.

Michel Dens - Mady Mesplé

 

L'argument

L'action se passe à Paris et à Romainville en 1840.

Acte I : Une boutique de fleuriste à l’enseigne du Temple de Flore

    Le fleuriste Coquenard espère sa nomination de capitaine de la Garde Nationale. Si le dicton populaire a quelque vertu, il devrait le devenir sans trop de peine étant l’heureux conjoint d’une belle mais volage épouse prénommée Agathe. Celle-ci poursuit actuellement une liaison fort agréable avec le vicomte Florestan de Valaincourt.

    Charmant garçon, ce Florestan. Mais, plus attiré par les plaisirs de la vie que par ses fonctions officielles d'attaché de cabinet, il est couvert de dettes. Son oncle, grand personnage de la Cour, s'est fait remettre une lettre de change signée par son neveu et lui donne le choix : le mariage ou la prison pour dettes. Entre deux maux, il faut choisir le moindre. Florestan se résout à prendre femme. Il doit être présenté à la fiancée qu’on lui a choisie et qu'il ne connaît pas le soir même au bal de la Cour.

    La promise, Hélène de Solanges, arrive tout droit de sa province lointaine. La voici, accompagnée de sa tante Ermerance. Les deux femmes viennent chez Coquenard effectuer quelques achats. Elles ont la surprise de voirarriver le vicomte qui, bon gré mal gré, vient rompre avec Agathe et profiter de sa dernière journée de liberté pour emmener toute la boutique à Romainville.

    Hélène et Ermerance surprennent la scène entre Florestan et Agathe, au cours de laquelle, pour calmer la jeune femme, le vicomte n'hésite pas à traiter sa future de " petite dinde ".

    Hélène est outrée et se jure de donner une leçon à ce fiancé qui la juge sans la connaître.

    Coquenard reçoit enfin la nouvelle de sa nomination. Il est félicité, congratulé...

    Hélène et sa tante se présentent vêtues en grisettes. Elles prétendent se prénommer Véronique et Estelle et viennent solliciter un emploi. Coquenard les embauche sur le champ, tandis que Florestan, déjà séduit, invite les deux femmes à accompagner la joyeuse compagnie à Romainville.

Acte II : Le restaurant du Tourne Bride à Romainville

    A Romainville, Florestan s’empresse auprès de Véronique qui se moque gentiment de lui, de sa future, de son mariage. Il devient entreprenant, mais devant la réserve de la jeune fille il se fait plus respectueux. Désormais amoureux, il décide de ne pas se rendre au bal de la cour et renvoie toutes les voitures.

    D’abord désorientée, Hélène, emprunte le voile de la mariée d’une noce voisine et, accompagnée de sa tante, s’enfuit dans la voiture des deux époux, le mari, par un heureux hasard étant le domestique d’Ermerance. Elle a eu le temps, avant son départ, de griffonner une lettre qui désespère Florestan. Furieux, désespéré, il décide de ne pas donner suite au mariage : plutôt la prison !

Acte III : Un petit salon aux Tuileries

    Le nouveau capitaine est invité au bal de la Cour, ainsi que Madame. Les époux Coquenard rencontrent Estelle et Véronique et apprennent leur véritable identité. Agathe informe Hélène que le vicomte, amoureux de Véronique, préfère la prison au mariage.

    La jeune fille, on l’a remarqué, sait contourner les obstacles. Elle règle la lettre de change. Le jeune homme aussitôt libéré vient demander des comptes à cette demoiselle de Solanges qui s'est permis de régler ses dettes. Il rencontre tout d'abord Agathe qui lui apprend qu'Hélène... c’est Véronique. Mis en présence de la jeune fille, il lui reproche de l'avoir ridiculisé. Vexé de lui devoir la liberté, il s'éloigne à jamais... pour revenir quelques instants plus tard et la prendre dans ses bras. Florestan épousera donc Véronique, tandis que Coquenard, magnifique dans son bel uniforme retrouve l’amour d’Agathe. Pour combien de temps ? 

 

Avec l'accord de l'ANAO

62 rue Blanche 75009 Paris

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