Les Matelots de la Dendre

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L'opérette

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L'opérette, genre musical

 

"Il n’est grande et petite musique; il n’en est que bonne et que mauvaise. " (R. Schumann et E. Chabrier)

"Le rire est le propre de l’homme. Le sourire aussi. Or l’opérette est le rire de la musique qui est humaine. Son rire. Son sourire. Il est toujours des mélomanes pour qui la musique ne se peut entendre que la tête entre les mains et chez qui l’opérette n’amène que sourire pincé: opérette= musiquette. N’aurait-elle pourtant que trois œuvres à son actif La Belle Hélène, La fille de Mme Angot et Véronique, n’en aurait-elle même qu’une seule, L’étoile, qu’elle justifierait encore le désir d’en savoir davantage."

J. Bruyr

Camille  Saint-Saëns  proclamait que " l’opérette est une fille de l’opéra-comique ayant mal tourné, mais les filles qui tournent mal ne sont pas toujours sans agrément. " La boutade est amusante, la réalité plus complexe.

 

Littré, dans son Dictionnaire de la langue française  (1863-1873), donne les définitions suivantes :

" Opérette : 1° Mot qui a passé de la langue allemande dans le français, et par lequel on désigne de petits opéras sans importance par rapport à l’art.

2° Aujourd’hui très généralement employé pour désigner les ouvrages joués sur plusieurs petits théâtres ou dans les salons. Étymologie : diminutif d’opéra, attribué à Mozart. "

Le Dictionnaire de l’Académie française  (7e édition, 1878-1879), précise : " Composition dramatique dont l’action est gaie ou comique et la musique légère... " Il semble que ce soit la définition la plus proche de la vérité. En effet, contrairement à une opinion répandue, l’opérette n’est nullement une " descendante " de l’opéra. C’est apparemment à l’Italie que nous devons cette confusion : dès la naissance de l’opéra dans ce pays, on avait coutume, pour délasser les spectateurs, de donner en guise d’entractes des intermezzi comiques qui n’avaient rien à voir avec l’œuvre jouée. Par la suite, on a extrait ces intermezzi, on les a réunis, et c’est ainsi que l’opera buffa prit naissance au sein de l’opera seria, mais s’en détacha très vite pour former un genre à part.

Rien de tel ne peut être dit à propos de l’opérette, qui, loin d’être issue de l’opéra, a constitué, à l’origine, une réaction populaire contre  l’opéra.

 


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